Martine Ouellet

Militante indépendantiste depuis plus de 30 ans, j’ai toujours eu à cœur de contribuer à mener le Québec à son indépendance. Durant ces années, j’ai eu l’occasion de siéger sur plusieurs instances du Parti Québécois. J’ai aussi rédigé le chapitre sur l’eau du programme du Parti Québécois, à l’origine de la Politique nationale de l’eau du Québec, adoptée en 2002 et, comme ministre des Ressources naturelles, j’ai fait adopter la nouvelle Loi sur les mines et la Charte du bois, en plus de mettre sur pied les politiques d’électrification des transports, d’efficacité énergétique et de la fin du nucléaire.



Le Bloc Québécois : un parti qui bouge

Le Bloc Québécois, c’est un parti fort, c’est un parti qui bouge, c’est 25 000 membres partout au Québec. C’est aussi une équipe de dix députés dynamiques, brillants, impliqués et des militants dans toutes les régions. C’est un parti en plein essor, qui rayonne par son énergie, son audace. C’est un mouvement de changement.

Voilà pourquoi j’ai décidé de me lancer !

Chaque année, c’est 50 milliards de dollars que le Québec envoie au Canada. On doit s’occuper de nos affaires ! C’est l’argent de tous les Québécois, ça nous appartient. En attendant qu’on s’en occupe sans intermédiaire, les indépendantistes doivent être partout où des décisions se prennent. Avec le Bloc Québécois, nous allons préparer l’indépendance du Québec dans toutes ses dimensions parce tous les pouvoirs qui nous manquent pour faire du Québec un nouveau pays à l’ONU sont à Ottawa.

Avec le Bloc Québécois, nous allons engendrer une réelle action transparlementaire, créer une convergence des forces de tous les paliers de gouvernement, de tous les partis, pour faire du Québec un État indépendant en pleine possession de ses moyens.

D’ici-là, les enjeux environnementaux, économiques et sociaux seront plus que jamais importants, tant ici qu’au plan international.

Ma priorité absolue : bloquer Énergie Est

Comme chef du Bloc québécois, ma priorité absolue sera de bloquer Énergie Est, tant à Ottawa qu’à Québec. Il y a clairement une offensive fédéraliste pour le pétrole bitumineux et donc pour Énergie Est. Le fait de travailler sur les deux paliers de gouvernement, fédéral et provincial, me donnera un avantage considérable pour démasquer l’action fédéraliste pour le pétrole bitumineux.  Le Canada est un pays pétrolier tandis que le Québec veut être un pays d’énergies renouvelables tourné vers l’avenir.  C’est totalement incompatible.  Les chefs de partis fédéralistes auront beau faire toutes les contorsions possibles imaginables, au bout du compte, les intérêts du Canada sont pétroliers. 

Aléna : profitons de la renégociation pour moderniser l’accord

Avec l’arrivée du nouveau président américain Donald Trump et son annonce de renégocier l’Aléna, le Québec doit prendre position pour bonifier l’entente. Étant encore dans l’impossibilité de négocier nos propres traités en fonctions de nos intérêts et en respects de nos priorités, nous devons au moins être clairs dans nos positions. Entre un protectionnisme étroit prôné par Donald Trump et le libre-échangisme effréné et débridé de Justin Trudeau, le Québec risque fort d’en payer encore le prix. Nous souhaitons un libre-échange, mais un libre-échange équitable pour l’ensemble des citoyens. Après 25 ans de pratique, nous avons eu l’occasion d’expérimenter les avantages, mais aussi les inconvénients de cet accord. Voici 10 éléments pour moderniser l’Aléna :

  1. retirer la « clause investisseur » (chapitre 11)
  2. appliquer l’ALÉNA au Bois d’œuvre sans ententes protectionnistes en parallèle qui nuisent grandement au secteur forestier québécois;
  3. protéger la gestion de l’offre dans le secteur agricole;
  4. protéger la culture
    • maintenir l’exception culturelle
    • protéger nos entreprises culturelles et de télécommunications
    • prévoir des mécanismes de rétribution adéquats pour la propriété intellectuelle de nos créateurs
    • développer un standard pour les vitrines d’accueil afin de mettre en valeur les créations québécoises par géolocalisation;

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Rona : le vrai pouvoir est actuellement à Ottawa

On le voit très bien dans le cas de Rona : il faut absolument un travail transparlementaire car le vrai pouvoir de dire non à l’exode de siège social du Québec est à Ottawa. Tant que nous ne serons pas un pays, nous devons au minimum exiger d’avoir notre mot à dire sur l’exode d’un siège social québécois.. Il existe un outil qui permet de s’y opposer. Il s’agit de l’examen d’investissement en vertu de la partie IV de la Loi sur Investissement Canada. Cet exercice permet au ministre de s’assurer que la transaction est ‘’à l’avantage net du Canada’’. J’ai demandé que l’Assemblée nationale exige du gouvernement canadien que le gouvernement du Québec autorise  – ou non – conjointement, tout exode de siège social d’une entreprise québécoise afin que ce soit aussi à « l’avantage net du Québec » Pour ce faire, l’Assemblée nationale peut s’inspirer de la manière de procéder en matière de traités internationaux.

Comme chef du Bloc Québécois

Comme chef du Bloc Québécois, j’ai vais agir comme courroie de transmission entre les décisions d’Ottawa et les impacts qu’elles ont au Québec. 

Comme chef du Bloc Québécois, j’ai envie qu’on se donne un nouveau souffle. J’ai envie qu’on sorte des sentiers battus. Quand nous sommes mobilisés, c’est extraordinaire ce qu’on peut accomplir !

Ensemble, semons la liberté à la grandeur du Québec! Dès maintenant, mettons en place les bases du Québec indépendant. Créons un large mouvement collectif rassemblant les artistes, les entrepreneurs, les communautés culturelles, les organisations politiques, les étudiants, les entrepreneurs, les syndicats, les députés, les Premières Nations, les anglophones, les écologistes, les travailleurs, les architectes de 1995 et tous ceux qui ont à cœur l’avenir du Québec.

Reprenons l’offensive, fièrement. Rompons avec la routine politique et le cadre traditionnel. Amener un pays à son indépendance, c’est à la fois la chose la plus naturelle et la plus innovante qui soit.

Comme chef du Bloc Québécois avec toute l’équipe du Bloc Québécois, nous donnerons un nouvel élan, nos réinventerons nos approches, nos discours, nos façons de faire, afin que le Québec devienne le 194e pays à l’ONU.